Mesdames et Messieurs,
Chers amis.
Je suis très honoré et très heureux de vous accueillir dans la maison de la Commune, la mairie, votre maison. Ici, nous sommes dans la salle du conseil où se prennent toutes les décisions pour notre avenir de Citoyen. Comme dans toutes les mairies, nous y trouvons des symboles de la République et de notre démocratie : le buste de Marianne, le portait du Président de la République ou le drapeau tricolore.
Par notre présence aujourd’hui, avec nos aspirations personnelles, singulières, avec notre diversité, nous incarnons la devise de la République, « Liberté, Egalité, Fraternité ». Le drapeau européen montre également cette ouverture aux autres, ce dépassement de nous-mêmes, cette transcendance, source de tolérance et d’amour pour les autres.
De l’amour pour (nom de l’enfant) … (noms des parents) … vous en avez tellement que vous avez souhaitez l’entourer de toutes les attentions, de la bienveillance, et de la prévoyance, en sollicitant son parrainage et en choisissant pour elle …… (Prénoms et noms du parrain et de la marraine).
Nous allons donc procéder à la cérémonie du baptême civil. Cette cérémonie n’est prévue par aucun texte législatif, mais plus que cela : c’est un engagement moral. Pour cette raison majeure, en tant que maire, j’accepte bien volontiers de présider ces cérémonies et de témoigner d’avoir entendu les obligations, vos obligations sans qu’elles soient enregistrées en tant qu’acte administratif.
Cet engagement appartient au rituel de la construction de l’identité collective. En tant qu’Être humain, nous avons besoin d’appartenir à un groupe social, et nous organisons des manifestations et des fêtes pour le montrer, pour effectuer le passage d’un état à un autre : ce sont les 100 jours du bac, la cérémonie d’un mariage, l’entrée dans une grande école, c’est aussi l’exemple du baptême. Souvent, le rituel de la construction de l’identité constitue une épreuve pour entrer dans un cercle défini, dans une communauté. Mais faut-il rappeler que le bizutage est interdit.
Hérité du rituel religieux, le baptême civil, quant à lui, se définit comme la reconnaissance d’une existence humaine au-delà des particularismes religieux ou philosophiques. L’article 1 de notre constitution qui fixe les règles sociopolitiques de notre Nation, le précise en ces termes.
Le baptême civil existe depuis plus de deux siècles. Il date du 8 juin 1794. Mais, à Vieux-Vy, nous pouvons dire que depuis près de mille ans la responsabilité civile et citoyenne est instaurée. En effet, c’est en 1040 que Vieux-Vy a été déclarée : la première paroisse civile de la Bretagne. La paroisse civile prenant le relais de la paroisse religieuse pour enregistrer les évolutions démographiques et sociales de la paroisse.
Le baptême civil est donc la reconnaissance d’une personne qui devra conquérir sa liberté et l’entretenir : liberté de penser, liberté d’agir. Et, en cela, nous devons aider (nom de l’enfant)… à devenir ce qu’elle doit devenir en qu’Être humain, et non pas en la façonnant comme nous voudrions qu’elle soit.
La loi du 4 mars 2002 nous impose cette situation puisque le code civil rappelle les devoirs et droits respectifs des époux en précisant dans l’Article 371-1 : « L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Elle appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. »
La déclaration des droits de l’enfant confirme également ces obligations. En voici quelques extraits :
« Les droits de l’enfant doivent être reconnus à tous les enfants sans exception aucune, et sans distinction ou discrimination fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou sur toute autre situation »
C’est donc dans cette référence légale, parce que humaine, que doivent agir les parents. C’est aussi dans cette même référence que le parrain et la marraine s’engagent pour faire face aux besoins de (nom de l’enfant) …. si les circonstances l’exigeaient, à la demande des parents.
Madame (La marraine) …
Acceptez-vous de parrainer (nom de l’enfant) dans le cadre législatif des droits de l’Homme, des droits des enfants et de la constitution de notre République de 1958.
Monsieur (Le parrain) …
Acceptez-vous de parrainer (nom de l’enfant) dans le cadre législatif des droits de l’Homme, des droits des enfants et de la constitution de notre République de 1958.
Proclamation du parrain et de la marraine.
En tant que maire de Vieux-Vy sur Couesnon, je déclare être le témoin de l’engagement de …. (Nom du parrain et de la marraine) parrain et marraine de (nom de l’enfant) …, à la demande et en présence de ses parents, de sa famille et de ses amis.
Lecture des certificats et signatures